Allier sauvage

Résidence artistique à l’École Nationale du Verre. Réserve naturelle du Val d’Allier, 2020.



L’Allier est considérée comme l’une des dernières grandes rivières sauvages d’Europe. Pourtant, nombre d’espèces végétales qui habitent ses rives sont considérées comme indésirables et envahissantes, et terminent incinérées dans les déchetteries communales après chaque campagne d’arrachage. Peut-on caractériser une espèce d’indésirable dès lors que l’on désigne son habitat comme sauvage ? Ce rapprochement laisse entrevoir un paradoxe, exploré lors de cette résidence. Ne s’agirait-il pas plutôt de faire usage de ces qualificatifs en pointant les nombreuses carrières d’extraction de sables et de granit qui jouxtent la rivière et modèlent un tout autre paysage anthropisé ?

Collecté lors d’une enquête de long de la rivière, un corpus de matières végétales est devenu le symbole de ces marges : renouée du japon, prêles, joncs, etc. Rapporté à l’atelier, il a alors été question de mettre ces fibres sur la scène verrière pour en explorer la plasticité, pour construire avec les lignes, les aspérités, les reliefs.


Réalisation de deux séries de sculptures avec des étudiant-e-s du CAP et DMA verrier-e autour de la Renouée du Japon et du Roseau commun.

Abris pour un couple de Grands Ducs, uniques habitants autres qu’humains de la carrière Vicat.

Enquête de terrain sur les 25km de rives autour de l’école nationale du verre (carrières, lit de l’Allier) , relevé, collectes, écriture.


Avec l’expertise de François Capet et des étudiant-e-s du CAP et DMA verrier-e.